Patients de Grand Corps Malade

Publié: octobre 30, 2013 dans Avis Romans
Tags:

Genre : Autobiographie

Editions : Don Quichotte (2012)

163 pages

couv20058312Synospis : (source livraddict)

Il y a une quinzaine d’années, en chahutant avec des amis, le jeune Fabien, pas encore vingt ans, fait un plongeon dans une piscine. Il heurte le fond du bassin, dont l’eau n’est pas assez profonde, et se déplace les vertèbres. Bien qu’on lui annonce qu’il restera probablement paralysé à vie, il retrouve peu à peu l’usage de ses jambes après une année de rééducation. Quand il se lance dans une carrière d’auteur-chanteur-slameur, en 2003, c’est en référence aux séquelles de cet accident – mais aussi à sa grande taille (1,94 m) – qu’il prend le nom de scène de Grand Corps Malade.
On connaît l’immense succès qui suit : trois albums plébiscités par le public et la critique, une distinction de Chevalier des Arts et des Lettres, qui récompense la qualité de sa plume, toujours subtile et surprenante. Dans ses chansons pleines de justesse, telles « À l’école de la vie », « Roméo kiffe Juliette », « Éducation nationale », ou encore « Rachid Taxi », l’artiste soulève le voile d’une réalité sociale et politique singulière. Chaque année, certains de ses textes sont proposés au baccalauréat de français.
Dans son livre, où il se fait pour la première fois auteur d’un récit en prose, il raconte, avec humour, dérision et beaucoup d’émotion, les douze mois passés en centre de rééducation et relate les aventures tragiques mais aussi cocasses vécues par lui et ses colocataires d’infortune.

Mon avis : 

C’est grâce à un ami que j’ai découvert GCM, j’aime beaucoup ses textes et c’est en partie pour cela que j’ai lus son autobiographie.

Une autobiographie d’un Slameur reconnus depuis 2006 (environ), dont la vie n’a pas été si simple que ça. Fabien Marsaud, de son vrai nom a été victime d’un accident, qui aurait pu le laisser paralyser à vie (il a sauté dans une piscine dont la profondeur était peu profonde), mais c’est en 1999 qu’il récupère, en grande partie, l’usage de ses jambes.

Son nom de scène fait donc référence à son handicap, mais aussi à sa grande taille (1m94).

Il écrit donc ses douze mois de rééducation et nous fait découvrir la vie d’un tétraplégique incomplet, ses rencontres, etc.

Imaginez, vous êtes tétraplégique (incomplet certes, mais tétra quand même). Vous ne pouvez même pas faire les choses simples du quotidien comme se lever, se laver, s’habiller, ou même manger. C’est très frustrant ! Allons plus loin, imaginez maintenant, que tous les jours, vous faites des efforts pour bouger ne serait-ce qu’un seul doigt de pied et vous n’y arrivez même pas. Encore plus frustrant ! Vous perdrez sans doute espoir. Mais ! Fabien nous fait bien comprendre qu’en faisant des efforts tous les jours, on peut y arriver. Le plus dur est de ne pas baisser les bras.

L’histoire est à la fois touchante et drôle. Fabien a une façon de raconter les choses qui paraissent grave de base d’un ton humoristique. On perçoit aussi que les efforts qu’il fait tout au long est quelque chose d’incroyable. Ce livre ressort beaucoup d’humanité.

J’ai aimé suivre son parcours, son arrivée au centre de rééducation à sa sortie. Je respecte beaucoup cet homme pour son courage, mais aussi pour son humanité et son humour.

« Quand tu es dépendant des autres pour le moindre geste, il faut être pote avec la grande aiguille de l’horloge. La patience est un art qui s’apprend patiemment. » GCM – Patients

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